Quantcast
Publicité
Corps

Un guide queer pour vous aider à choisir une assurance maladie de voyage

De l’intoxication alimentaire à la violence anti-queer, une bonne assurance maladie de voyage vous aidera à faire face aux imprévus


Écrit par Paul Gallant
le 28 juillet 2026 dernière mise à jour le 28 juillet 2026

Light orange wheeled suitcase with extended handle against a vibrant ripped paper collage.
Canva; Script

Une personne chanceuse en voyage ne saura jamais ce qui se passe lorsqu’iel appelle le service d’assistance de sa compagnie d’assurance voyage. Dans un monde sans risques, nous souhaitons que notre seule interaction avec une compagnie d’assurance ait lieu avant notre départ.

L’assurance maladie de voyage — qui couvre généralement les frais médicaux d’urgence imprévus, tels que les consultations médicales, les séjours à l’hôpital, les tests diagnostiques et, dans certains cas, les médicaments sur ordonnance — est un élément important à prendre en compte pour les voyageur·euse·s LGBTQ2S+. Cela est d’autant plus vrai que nous sommes exposé·e·s à un risque de violence plus élevé que les autres personnes en voyage, en particulier dans les régions où les niveaux d’homophobie et de transphobie sont élevés — y compris, éventuellement, de la part de la police et du gouvernement. À cela s’ajoutent les problèmes de santé pouvant toucher n’importe qui, comme un accident de la route, une intoxication alimentaire ou d’autres problèmes de santé imprévisibles.

Durant la dernière décennie, les compagnies d’assurance ont pris des mesures pour inclure les personnes queer. Par exemple, deux personnes voyageant ensemble n’ont pas à définir leur relation comme celle de conjoint·e·s. Ce qui peut sembler être un ajustement mineur peut, en fait, aider à éviter qu’un couple queer ne soit « dévoilé » devant les fournisseurs de services locaux et la police lorsqu’il sollicite l’aide d’une compagnie d’assurance.

« Il est également important que les voyageur·euse·s LGBTQ2S+ marié·e·s comprennent que leur mariage ou leur union civile pourrait ne pas être reconnu dans un autre pays et que cela pourrait entraîner des complications supplémentaires, par exemple dans un contexte de soins de santé où leur partenaire pourrait ne pas être considéré comme la personne la plus proche habilitée à prendre des décisions ou même à leur rendre visite », explique Warren Brown, membre du conseil de direction de l’Association canadienne de l’assurance voyage.

Brown déclare que toutes les personnes qui voyagent, peu importe leur orientation sexuelle, leur identité de genre et leur expression de genre, devraient tenir compte de trois facteurs clés lorsqu’iels souscrivent une assurance voyage.

Publicité

Connaître son état de santé

La personne qui voyage souffre-t-elle d’une affection préexistante qu’elle doit signaler à l’assureur ? Avez-vous besoin d’éclaircir certaines questions avec votre professionnel-le de la santé ?

 

Connaître son voyage

Quel genre d’activités comptez-vous faire pendant votre voyage ? Par exemple, si vous faites de la plongée sous-marine, la police d’assurance mentionne-t-elle des conditions particulières à ce sujet ? 

Publicité

Connaître sa police d’assurance

Quels sont les avantages et les limites de cette assurance ? Qui devez-vous contacter pour obtenir de l’aide pendant votre voyage ?

Les compagnies d’assurance voyage canadiennes garantissent plusieurs droits à leurs client·e·s, notamment le droit à la confidentialité et le droit à une assistance mondiale. Brown précise que les agent·e·s du service à la clientèle des compagnies canadiennes sont formé·e·s sur ces questions, y compris en matière de confidentialité concernant l’orientation sexuelle et l’identité. Les agent·e·s peuvent également fournir des conseils sur la façon de remplir les formulaires lorsque le statut juridique d’un couple dans son pays d’origine ne correspond pas à son statut juridique à l’étranger. « Si un risque est identifié, la société d’assurance aidera également à gérer ce risque, tant sur le plan médical que sur le plan de la sécurité », explique Brown.

Une fois que les personnes ont effectué leurs recherches et choisi un régime qui répond à leurs besoins, Brown précise qu’iels doivent s’assurer de faire une dernière chose : informer leurs ami·e·s ou les membres de leur famille de leurs plans de voyage. Cela devrait inclure une personne restée au pays — quelqu’un qui ne participe pas au voyage et qui sera en mesure d’intervenir en cas de situation grave — ainsi que tous les compagnons de voyage. Les personnes qui voyagent devraient également « leur fournir les détails de la couverture d’assurance voyage souscrite, y compris le nom de la compagnie, le numéro de police et les coordonnées de l’assistance d’urgence », affirme Brown. « Cela s’applique aussi bien aux solitaires qu’à celleux qui voyagent avec quelqu’un, leur famille ou en groupe. »

Publicité

Lire la suite

Publicité